Monthly Archives: juin 2014

Autisme

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Impossible pour moi de ne pas partager cet article avec vous. Quel  beau message d’espoir !!

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Guérir de l’autisme   

Un voyage entre corps et esprit

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 Voici l’histoire de mon fils, comment il a régressé vers le triste état connu sous le nom d’autisme et comment il a aujourd’hui retrouvé toutes ses facultés et une vie épanouie.

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Un enfant normal             

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Matteo est notre second enfant, désiré, né à terme. Nous sommes un couple sans histoire, depuis 14 ans. Mon mari a une bonne situation et j’ai  choisi de rester à la maison à la naissance de l’aîné. C’est un bébé costaud, joyeux et en bonne santé, un « petit bouddha » à l’air tranquille et rayonnant.
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Il grandit bien, tient assis à 5 mois, marche à 12 et peu à peu son vocabulaire apparaît jusqu’à une centaine de mots. Je l’allaite durant une année, pendant laquelle il ne tombe que rarement malade, à l’exception de deux épisodes de fortes fièvres suite aux premiers vaccins Tetravac.
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Par prudence, je décide alors de m’en tenir au strict minimum et de postposer la suite du programme conseillé.

 

Régression et descente aux enfers

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Tout baigne. Vers l’âge de deux ans, Matteo reçoit un rappel vaccinal pour la polio et trois semaines plus tard pour le tétanos, le minimum pour être en règle. Cette fois, plus de fièvre, mais notre bonhomme se fait difficile. Au début, je ne m’inquiète pas, ayant vécu une phase d’opposition farouche lorsque son frère avait le même âge. Petit à petit cela s’aggrave. En deux mois, il devient infernal. On attribue le problème à une double otite séro-muqueuse, qui provoque des pertes d’audition.
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L’O.R.L, bien avisé, propose un régime pauvre en sucre et sans lait, mais je n’y crois pas beaucoup. Peu à peu Matteo s’enfonce et régresse. Les problèmes d’oreilles s’améliorent, mais il est de plus en plus difficile. À l’école, il ne participe à rien, ne joue jamais avec les autres. Tout devient cauchemar. L’habiller, monter dans la voiture, en descendre etc. À la maison, il se cache sous la table ou dans un coin du jardin, ne communique avec personne, ne joue plus.

 

 

Prise de conscience et portrait de la « victime »

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Un jour Matteo vient dans la cuisine, il a soif et veut la bouteille de jus de fruits, auquel il est « accro ». Je la prends et lui dis que pour en avoir, il doit le demander. Il s’énerve. Je persiste, un mot suffirait « pomme » ou « jus ». Il enrage, hurle, se jette à terre, je tiens bon. Dix minutes s’écoulent de la sorte. Soudain, je le vois, tel qu’il est. Une grande détresse se lit sur son visage et je comprends que ce simple mot que j‘attends, il n’est plus capable de le dire. Il n’y arrive pas, il ne sait plus parler.
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Le désespoir m’envahit. Le problème est grave, on ne peut plus l’ignorer.
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Matteo a trois ans : Il est toujours dans les langes. J’ai l’impression qu’il ne comprend rien, que le chat est plus malin. Il mord, il crie, il tape. Il sautille en l’air agitant ses bras comme un papillon. Il ne joue pas, ne communique pas, et n’a jamais de contact visuel. Souvent il reste assis, le regard dans le vide ou alors il court frénétiquement et jette tout à terre… Il se réveille en hurlant, près de huit fois par nuit.

 

Diagnostics                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

autismeTrès vite mon mari et moi envisageons l’autisme. Nous consultons plusieurs personnes, dont un de mes parents, professeur d’université émérite

PS080_stetoscope en psychologique clinique de l’enfant, pour une évaluation discrète. Après d’autres tests (ea EEG) et avis complémentaires, le diagnostic balance entre « troubles du développement à tendance autistique et autisme ». Il a aussi un retard mental, son QI est estimé à 70, trop bas pour être repris dans l’enseignement normal. Je ne peux pas y croire. Rien de pire ne pourrait arriver.

 L’autisme est incurable, tout le monde le sait. Au désespoir s’ajoutent la honte, la culpabilité et l’incompréhension. Comment peut-il être autiste alors que petit il était normal ? Pourquoi cette régression alors qu’il ne s’est rien passé et que nous menons une vie heureuse ? J’ai grandi dans la psychologie, fait sept ans de psychanalyse, au moindre éternuement j’interprète. Comment et surtout pourquoi mon enfant pourrait-il être traumatisé à ce point ?
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J’analyse toutes les pistes, les circonstances de la naissance, nos histoires familiales, la généalogie, les divers décodages, tandis que mon mari, informaticien, surfe sur internet. Nous sommes anéantis.

 

Changement d’alimentation et premiers espoirs

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C’est du web que surgit l’espoir. L’ARI, Autism Research Institute (USA) propose tout un portail d’informations sur l’autisme. Il y a des dizaines de conférence médicales sur les facteurs biologiques de l’autisme et les nouveaux traitements et surtout des vidéos avec les témoignages extraordinaires, d’enfants qui en sont sortis. On y parle de régime, de nutrition, d’intoxication au mercure.
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Nous les regardons plusieurs fois d’affilée, les larmes aux yeux.
Si une seule chance de guérison existe, il faut la saisir. D’ailleurs que perd-on d’essayer un régime ? Hop, c’est parti, on supprime le lait, le gluten et le soja. Les résultats sont immédiats. En 48h nous retrouvons un contact visuel. Au bout de 3 semaines, Matteo a arrêté de se fracasser la tête à terre. Il est bien plus calme, tout le monde l’a remarqué, même à l’école.
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Au même moment, nous consultons une nouvelle ostéopathe. Au sortir de la séance Matteo dit trois mots…mais il ne semble pas avoir de sens et il les répète en boucle. Dernier symptôme typique de l’autisme : l’écholalie. Si ces premiers mots me donnent espoir, je mesure aussi l’ampleur du problème et du chemin à parcourir.

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